Témoignage : le Capes à tout prix.

Équipe éditoriale CNED

05/12/2022

Anne-Sophie a réussi le Capes de sciences physiques avec la préparation du CNED

Son parcours n'a pas été sans embûches, mais, aujourd'hui, elle est une jeune prof bien dans son job.

Vous avez obtenu le Capes à 24 ans. Votre premier coup d'essai ?

Anne-Sophie Courtet : Malheureusement pas. C'était ma deuxième tentative. L'année précédente, j'avais eu l'écrit, mais les oraux s'étaient mal passés. De fait, j'ai "boosté" ma préparation en me réinscrivant à la formation complète du CNED et en optant, à l'époque, pour l'accompagnement à l'oral.

 Et quelle a été la suite ?

Je suis maintenant titulaire sur zone de remplacement, soit professeur remplaçante auprès de l'académie de Besançon. Je suis aujourd'hui affectée dans un collège tout près de chez moi. L'idéal pour ma nouvelle vie de maman ! 

Un beau début de carrière alors ?

Cela n'a pas été facile au départ. Juste après l'obtention du Capes, j'ai été affectée dans un établissement en zone d'éducation prioritaire auprès d'élèves turbulents. J'ai dû faire ma place, mais cela m'a plutôt enrichi : je sais maintenant faire face au plus dur. L'année suivante, on m'a proposé un poste dans un super lycée, tout m'a semblé tellement facile !

Prof, était-ce une vocation pour vous ?

Complètement. Je veux être professeur depuis mon entrée à l'école ! À la maison, mes parents devaient renouveler mon tableau blanc tous les trois ans, tellement je jouais à la maîtresse ! Par la suite, j'ai affiné mon ambition : ayant davantage d'affinités avec les ados, j'ai visé le niveau Capes.

Quel a été votre parcours pour atteindre cet objectif ?

Il y a quelques années, j'ai fait une licence Mathématiques Physique Chimie, une formation spéciale destinée aux futurs enseignants, à l'INSPE de Strasbourg. Pour cela, j'ai dû quitter la maison, mes parents me louaient un studio. Mais, je n'étais pas sérieuse et abusais de mon indépendance. De plus, je m'ennuyais en cours : j'avais déjà étudié une grande partie du programme lors des années précédentes. Résultat, je séchais pas mal de cours. J'ai fini par dire "stop" et me suis inscrite au CNED.

Vous êtes retournée vivre chez vos parents ?

Exactement. Le studio coûtait trop cher. En plus de mes cours du CNED, je travaillais comme surveillante dans un établissement scolaire. Mes parents étaient un peu inquiets, mais ils m'ont fait confiance. J'ai toujours réussi à m'en sortir.

Cette solution était-elle plus efficace ?

Même si je n'ai pas eu le Capes du premier coup, cette solution était de loin la plus adaptée. Je travaillais à la maison, parfois à la bibliothèque quand des notions me résistaient. J'ai surtout pu travailler à mon rythme : très tôt le matin jusqu'à onze heures, et ensuite, selon mes envies et mes possibilités, l'après-midi. En plus, je continuais à bénéficier de la bourse.

 

Le CNED vous a donc été un secours pour obtenir le Capes ?

Sans le CNED, je n'aurais pas eu le concours. Je travaillais ce que je ne maîtrisais pas et gagnais ainsi beaucoup de temps. Ce qui n'est pas le cas dans une préparation en présence. Les exercices en ligne me motivaient beaucoup et les devoirs m'ont énormément aidé : ils étaient d'un bon niveau et les corrections étaient très détaillées.

Un conseil à ceux qui rêvent d'obtenir le Capes ?

Être surveillante m'a permis de pouvoir solliciter des professeurs de physique-chimie. Ils m'ont aidé à comprendre certaines notions. Un beau complément aux cours du CNED.

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