Sarah, un CAPES de lettres modernes pour une nouvelle vie professionnelle

Équipe éditoriale CNED

05/12/2022

En 2021, Sarah a choisi la préparation du Capes de Lettres Modernes proposée par le CNED pour entamer sa reconversion professionnelle.

À 34 ans, Sarah a entamé une reconversion professionnelle après avoir travaillé 7 ans dans une caisse de retraite, d’abord comme téléconseillère puis superviseuse et enfin assistante au service Formation.

Un retour aux sources 

Après un bac Littéraire et deux ans de classes préparatoires aux grandes écoles, Sarah rejoint un parcours Lettres Modernes à l’université, validé par un Master 2 « Arts, Lettres, Langues » mention enseignement, en 2013.  

J’ai quitté les bancs de l’université pour rejoindre le monde de l’entreprise il y a 9 ans, ce qui ne me rajeunit pas ! Me remettre dans un rythme de travail régulier, voire parfois intensif et préparer un concours de l’enseignement n’a pas toujours été facile.  

Désireuse initialement de préparer le concours en autodidacte, elle prend très vite conscience du besoin d’être guidé et accompagné dans cette enrichissante, mais parfois quelque peu angoissante, aventure de la préparation au concours. Elle sait que le CNED est un organisme sérieux et rigoureux. Souhaitant mettre toutes les chances de son côté en bénéficiant de la correction des copies et du tutorat individualisé, elle prend la décision de rejoindre la session de formation 2021-2022 de la préparation au concours du CNED. 

Habituée à travailler en autonomie et télétravail au sein de mon entreprise, j’avais quelques craintes au sujet d’une formation en université en présentiel : Allais-je réussir à travailler à mon rythme ? Allais-je réussir à rattraper mon retard dans les matières disciplinaires non présentes au concours (latin, ancien français…) ? Allais-je trouver le temps de préparer un mémoire de recherche à côté ? La formation du CNED me paraissait la plus adaptée à ma situation : travailler à mon rythme et ne travailler que les matières propres au concours.  

Au début, Sarah a beaucoup de mal à se remettre dans un rythme de travail « scolaire ». Après plus de 7 ans en entreprise, elle a perdu ses automatismes et surtout son endurance en terme de concentration et d’efficacité. Elle choisit donc de monter en puissance progressivement, en commençant par travailler deux heures par jour puis en augmentant progressivement sa durée de travail pour atteindre 20 heures hebdomadaires. Elle conserve en revanche toujours deux jours de repos par semaine. 

Ayant beaucoup de connaissances à rattraper, notamment en terme de culture littéraire et des nouveaux programmes scolaires, elle prend le parti de se fixer des objectifs courts, à la semaine et au mois, pour garder une dynamique positive. Se repérer dans les différents cours s’avère assez simple et les groupes de discussions facilitent aussi sa progression. Mais pour réussir, elle peut surtout compter sur l’accompagnement du CNED, même si elle regrette de ne pas avoir pu poser des questions en temps réel sur les contenus de formation :  

Notre tuteur nous a appris à mutualiser nos travaux et cela a été d’une aide immense.  

Durant toute sa préparation, elle ne rencontre aucun souci de connexion, ni pour transmettre ou récupérer ses copies déposées en ligne. Sa seule grande difficulté sera de rester positive et motivée après les écrits.  

J’étais vraiment épuisée intellectuellement et moralement. Le concours ayant été revu, notamment les dites épreuves d’oral, il y avait un léger flottement autour des attendus. J’ai trouvé difficile de réussir à garder le moral dans ce moment temporaire d’épuisement et d’incertitude.  

Malgré les doutes et les difficultés, Sarah obtient finalement son CAPES de Lettres Modernes en étant très bien classée au concours. Une réussite qu’elle n’oublie pas d’attribuer aussi au CNED, dont les cours et les exercices d’une très grande qualité, les conseils pédagogiques lui seront encore précieux dans son futur quotidien d’enseignante. 

Je pense que le CNED m’a aussi permis d’apprendre à mieux m’organiser, à mieux gérer mon temps, à connaître mes limites et à les repousser.  

Sarah entend à présent réussir son année en tant que professeure stagiaire de Lettres pour être titularisée et de s’épanouir dans son nouveau métier. Et qui sait, peut-être qu’à l’avenir elle choisira de faire de nouveau confiance au CNED pour préparer l’agrégation !  

Eviter les pièges pour réussir son projet de formation  

Sarah précise d’emblée que la formation à distance ne convient pas forcément à tout le monde. Il faut être prêt à travailler en autonomie, même si le CNED propose un tutorat individualisé de qualité. Il faut savoir se discipliner et être très autonome.  

Ensuite, le deuxième conseil de Sarah, c’est de ne pas rester seul. Groupes de discussion entre inscrits, mutualisation des travaux, des lectures, des recherches, mais aussi rires et moments de décompression sont nécessaires pour réussir sa formation.  

Si votre promo est un peu timide, n’hésitez pas à être force de propositions et devenir l’instigateur d’une telle dynamique. L’émulation entre pairs est l’une des clés de la réussite !  

De même, il ne faut pas hésiter à utiliser le tutorat individualisé pour poser absolument toutes les questions possibles. Si ces questions peuvent être utiles aux autres candidats, posez-les sur les groupes de discussion dédiés.  

Les tuteurs sont très réactifs et apportent des réponses construites et personnalisées. L’un des tuteurs est également d’un grand soutien moral. Il ne vous lâchera pas si tant est que vous vous soyez manifestés à lui !  

Enfin, le dernier conseil de Sarah : gardez confiance en vous ! L’état d’esprit joue une part très importante dans la préparation, voire dans la réussite à un concours. Beaucoup trop de candidats se mettent en échec par manque de confiance. Croyez en vous et en vos rêves et rien ne vous arrêtera ! 

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