Delphine, écrivain public et assistante indépendante

Équipe éditoriale CNED

25/04/2022

A 40 ans, Delphine Rouba a su se réorienter pour faire évoluer son activité professionnelle

Après de nombreuses années à travailler dans l’assistanat administratif et une pause pour s’occuper de ses 3 filles, Delphine Rouba a souhaité donner un nouveau sens à sa vie professionnelle en allant vers le social, sans pour autant avoir à intégrer une formation de plusieurs années. Pour ce faire, elle a suivi la formation CNED permettant de devenir écrivain public.

Pourquoi avoir fait le choix du CNED  et de la formation à distance?

Ce projet en tête depuis des années, j’ai profité de mon congé parental pour réaliser des recherches et c’est ainsi que je suis tombée sur le métier d’écrivain public. Ce fut alors pour moi une évidence, ce métier alliait l’écriture et les relations humaines, il était fait pour moi, et en plus, et je pourrai mettre à profit mon expérience dans l’administratif et mes études passées.

Il faut savoir que le métier d’écrivain public n’est pas réglementé, c’est-à-dire que nous n’avons pas besoin de diplôme spécifique pour nous installer. Mais j’ai souhaité tout de même suivre une formation théorique et pratique, être jugée par des professionnels. Il me semblait que je devais cela à mes futurs clients.

Ainsi, après avoir fait le tour des formations existantes en France, mon choix s’est porté sur le CNED pour plusieurs raisons :

  • La formation était courte
  • La formation était à distance (avec 3 enfants encore jeunes, je ne pouvais faire autrement)
  • Le tarif était abordable

Et puis, je savais comment fonctionnait le CNED, pour avoir déjà suivi deux autres formations, dans des domaines complètement différents.

Comment s’organisaient vos journées de travail ?

J’ai commencé ma formation en novembre 2019. J’étais alors en congé parental, mes deux premières filles allaient à l’école, ma troisième allait occasionnellement à la crèche. Je profitais alors de ces quelques heures sans enfants pour travailler. Il m’arrivait aussi de travailler le soir ou le weekend, lorsque mon mari était là pour s’occuper des enfants, ou bien pendant la sieste de la petite.

Mais quelques mois plus tard, début de la crise sanitaire, premier confinement. Mari et enfants à la maison, il a fallu changer l’emploi du temps. Je travaillais dès que j’avais 2/3 heures de libre ; il fallait aussi gérer l’école à la maison des aînées, qui étaient alors en CP et CE2.

Mon objectif était de terminer la formation avant les grandes vacances pour ensuite démarrer ma création d’entreprise en septembre, à l’entrée en maternelle de ma petite dernière. Objectif atteint, j’ai fini courant juin. Ayant eu de bonnes notes, je me sentais enfin prête à m’installer.

Quel genre de difficultés avez-vous pu rencontrer ?

Travailler à distance a bien sûr ses inconvénients et ses avantages. Avec trois enfants, il n’était pas toujours évident pour moi de travailler dans la continuité. Mais la formation est largement réalisable en 1 an, avec un minimum d’organisation.

Votre expérience au CNED vous servira-t-elle dans votre  futur emploi ?

Après ma formation (et des vacances en famille), j’ai décidé de me mettre à mon compte. De septembre 2020 à janvier 2021, j’ai travaillé sur mon projet. Puis j’ai intégré une coopérative d’activité et d’emploi afin d’être accompagnée sur le versant "entrepreneuriat" et j’ai ouvert, il y tout juste un an, en février 2021, "Dans le Secret des Mots".

Grâce à ma formation avec le CNED, je me sentais capable de proposer mes services, je savais que j’avais des compétences, puisque mes devoirs avaient été corrigés par des écrivains publics. J’ai su aussi quelles étaient les prestations pour lesquelles j’étais à l’aise, cela m’a aidée lorsqu’il a fallu construire mon offre de services.

J’ai aussi fait le choix de me former plus en détail sur la rédaction de biographies et sur l’animation d’ateliers d’écriture et j’ai également passé le Certificat Voltaire, auquel j’ai obtenu le niveau "Expert".  Une formation à WordPress m’a aussi permis de bâtir mon site web. Le CNED développe des conseils en ce sens, en donnant notamment des informations sur les sites ou les livres à consulter.

Enfin, me former avec le CNED m’a aussi permis de renforcer mes compétences en organisation et gestion du travail à distance… un point essentiel, puisqu’aujourd’hui, la majorité de mes prestations d’écrivain public est réalisée en télétravail.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui veulent tenter le CNED et la formation à distance ?

Si je devais donner des conseils, je dirais qu’il faut bien s’organiser. L’outil indispensable : l’agenda ! Se caler des moments pour les cours puis pour les devoirs ; si besoin, réajuster la planification. Ne pas se fixer de grosses plages de travail, car au bout d’un moment le cerveau ne suit plus.

Ne pas se décourager, ne pas culpabiliser, on peut avoir besoin d’une petite pause pour mieux réussir quelques temps plus tard.

Quels sont vos projets professionnels actuels et futurs ?

Concernant mes projets, je souhaite continuer à développer "Dans le Secret des Mots". Je propose des prestations de correction (travaux étudiants, VAE, manuscrits), de la saisie de documents, de la rédaction de biographies, de l’assistance dans les démarches administratives (dossiers, courriers). Je veux aussi pouvoir animer des ateliers d’écriture, et notamment auprès du public Sénior, c’est quelque chose qui me tient à cœur. J’aimerais aussi pouvoir tenir des permanences administratives en institution, car je pense qu’il y a un réel besoin. Aujourd’hui je veux continuer à m’épanouir dans ce métier, encore trop peu connu.

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